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MIEL DES FORÊTS

Il était une fois dans la forêt équatoriale, un perfide sorcier nommé Mvogo dont la malice et la méchanceté n'avaient d'égal que sa laideur atroce. Ses actes malins lui avaient valu d’être banni du royaume de Mfomo qu'il terrifiait.

Mfomo était une paisible contrée dirigée par le bon roi Dingan et sa vertueuse épouse la reine Nnomo qui attendaient un enfant. Elle donna naissance à la princesse Akpwe dont la beauté remarquable était la fierté de tous les habitants de Mfomo. Le sorcier Mvogo par jalousie jeta un sort à la jeune princesse qui tomba dans une torpeur atroce. En effet, elle était recouverte d'ulcères et affaiblie. Les thérapies de tous les médecins du royaume étaient inefficaces malgré leur érudition dans la science et les mystères de potions qui étaient connus au-delà de son jusqu'aux contrées lointaines de la grande forêt vierge.

La vision de leur fille malade et à l'article de la mort poussa le roi à rechercher des solutions en allant à l'aventure dans la grande forêt. Un matin, lors d'une de ses pérégrinations il tomba sur une hutte. Il y fut accueilli par une femme âgée qui lui demanda la raison du chagrin visible sur son visage. Mamiyo était un ermite du royaume qui s'adonnait seule en forêt à la recherche des plantes et substances. Elle avait voyagé jusqu'aux régions du soleil couchant et de la côte. Elle fût amenée à Mfomo et consulta la jeune enfant. Elle se retira en forêt et collecta les miels produits sur les cimes des arbres de la forêt profonde qu'elle administra extemporanément à la princesse. L’onguent et la mixture que Mamiyo prépara, brisa le sort jeté par le vilain sorcier et rétablit la santé de la princesse Akpwe. La joie et l'allégresse de cette nouvelle se propagèrent dans tout le royaume de Mfomo et les autres villages de la forêt.

La princesse Akpwe constitua préférentiellement ce précieux produit de la forêt comme son aliment et cosmétique personnels. D'âge en âge, cette habitude fût transmise le long des dynasties de rois en rois et de patriarche en patriarche et devint un caractère de distinction des peuples nobles de la forêt.